dimanche 31 août 2014

Tag ma vie en gifs



Bonsoir mes loutres des bois ! J'ai été tagguée par Oukouloumougnou et Les femmes qui lisent sont dangereuses. 
Le principe de ce Tag est simplissime. On te donne 5 mots, et tu dois mettre un gif qui te représente bien. Vu que je suis une chieuse qui aime pas faire comme tout le monde, et que mon imagination est surproductive, j'ai décidé que j'avais le droit de mettre 2 gifs par mots. OUI OUI ! 

Alors les mots de ma popinette Les femmes qui lisent sont dangereuses sont : 



Licorne





Les licornes c'est la vie. Et ceux qui ne l'ont pas encore compris méritent de brûler dans les flammes de l'Enfer (méfiez-vous, c'est moi le Patron là-bas en dessous). Premier mot cité par ma popinette. J'ai envie de dire : no surprise. 

Quand on me dit licorne, je pense : I'M A FUCKING UNICORN AND I'M A FUCKING BADASS (même si je pète arc-en-ciel et que je chie des cacas papillons, et ça. Ca. C'est la classe internationale.)



Blog





Pour moi, ce mot signifie : PUNCHING BALL POWAAAAAA ! Je m'éclate à écrire mes chroniques. Je ris de mes propres blagues bidons. En plus de ça, ça me permet de partager mes horizons littéraires avec ceux qui me lisent et, franchement, que demander de plus ? 

(Le deuxième Gif est très représentatif de mon état d'esprit quand j'écris un billet.)




Soleil



J'ai toujours rêvé d'être un vampire. En plus Soleil chez moi à Grenoble, signifie 50°C à l'ombre et transpiration extrême. Du coup, niveau sex appeal, on repassera. 
Ma saison préférée est l'hiver. Et de toute façon, je préfère la nuit. 
Cela dit, je bronze magnifiquement bien ! 


Amitié






Pour moi, l'amitié n'a pas de prix. Wesh morray. C'est d'une banalité effrayante mais c'est ce que j'en pense. Puis tiens, tant qu'à faire, vu que ma popinette m'a taguée, j'ai envie de dire : on s'est peut-être jamais vues en direct live mais t'es une popinette sacrée ma petite licorne des forêts tropicales <3.



Livre


Quand on m'offre un livre, je suis comme ça :



Mais pour le mot en règle générale, je suis comme ça : 


Ouais, je sais, la différence n'est pas flagrante. En même temps...C'EST DES LIVRES QUOI !!!!!!



Les mots de mon alter ego de toujours sont : 



Liberté





Ouais ouais, la liberté, on en fait tout un flan ! 
La vérité c'est que y a que Pocahontas qui sait ce que ça veut dire. 
(J'ai toujours rêvé d'adopter un raton-laveur.)


Egalité

Première réaction :



Deuxième réaction : 



BULLSHIT. Je suis Satan, personne ne m'égale. 


Fraternité




Ouais je suis comme ça moi. C'est tout ou rien. Je peux être une meuf très fraternelle mais j'aime bien taper les gens quand même :D !


Ambition


Ma seule ambition dans la vie est de m'occuper des bébés otaries et des animaux en règle générale. J'ai tendance à ne pas m'entendre avec les gens qui ont trop d'ambition. 
Ceux qui se la pètent surtout.




Perfection

Ouais donc moi quoi, alors ça se résume à plusieurs gifs.

Ce que je me dis régulièrement : 


Ma tête et ma phrase chaque matin : 


So, tu peux le prendre comme tu veux chère loutre des bois, mais ouais je suis parfaite :D !




Je ne taggue personne mais s'il vous vient l'envie subite de faire ce Tag, prévenez moi que je vous refile les mots les plus merdiques qui soient :D !



samedi 30 août 2014

Nosfera2 - Joe Hill





Quatrième de couverture :

Au volant de sa Rolls-Royce Wraith immatriculée Nosfera2, Charles Manx enlève régulièrement des enfants pour les conduire à Christmasland où Noël est éternel. Mais à quel prix... Sur sa bicyclette, Vic McQueen retrouve tout ce qui est perdu, personnes disparues ou objets égarés. Quand le face à face entre Manx et McQueen devient inévitable, deux mondes vont s'affronter, peuplés d'images sorties de nos cauchemars les plus obsédants. 
Après Le Costume du mort, Fantômes et Cornes, best-sellers internationaux, Joe Hill nous offre un roman haletant et vertigineux qui explore la part obscure de l'imagination. De livre en livre, ses oeuvres le placent au rang des grands maîtres de l'angoisse et du fantastique.


Mon avis :

J'ai une imagination passablement glauque. Du style qui met en relief les trucs les plus gores et les plus dégueulasses. Mais Joe Hill me bat à plate couture tout comme son père.
Nosfera2 est un roman qui embarque le lecteur dans les recoins les plus sombres de l'imagination collective. D'autant plus que l'histoire tourne autour de Noël. CONSTAMMENT. Entre les chansons, les décorations, les pseudo Pères Noël pédophiles et ce Christmasland écœurant. Bref. Un roman à vous dégoûter du barbu obèse en costume rouge.
Nosfera2 envoie du lourd. De par son intrigue, son suspens mais aussi ses personnages. Joe Hill a le don de créer des personnages terriblement humain. Je dis terriblement parce que chaque personnage est détestable. Pourquoi ? Parce qu'ils sont humains pardi. Et je hais les humains. Leurs défauts. Leurs qualités qui cachent leurs défauts. Et cette saloperie de manie qu'ils ont de se dédouaner de toute responsabilité quand il s'agit du malheur des autres.
Bref. Je m'égare.
En gros, j'avais l'impression de lire un bon Stephen King. Un de ceux qui m'ont marqué. Un des classiques de ce grand monsieur. Parce que Nosfera2 nous tient en haleine du début à la fin. Chaque page est une surprise. Chaque rebondissement est une claque dans la gueule. Et chaque révélation fait tanguer le lecteur. Parce qu'on a beau tenter de deviner la fin. On a beau tenter d'échafauder des hypothèses, la vérité c'est que, pour le coup, Joe Hill est aussi bon que son père.
Vous l'aurez compris, ce livre a été un méga coup de cœur.
J'aime les vrais méchants. Charles Manx, lui, fait passer Hannibal Lecter et BTK pour des fillettes pré-pubères. Le mec est juste horriblement dégueulasse et, concrètement, il fait peur parce que c'est un salaud complètement chtarbé. Ne parlons pas de son cher ami/esclave/attardé/sociopathe Bing. Lui c'est le pompon sur la Garonne. Lui, c'est le vice humain dans toute sa splendeur avec un QI d'enfant de 3 ans. Mais passons. Je vous enlèverais tout le plaisir de son sadisme en continuant.
J'ai adoré le rapport à Noël. Noël, fête intouchable, LA fête de l'année qui colle encore des étoiles dans les yeux aux adultes. Noël ou l'éternelle fête dédiée aux enfants et à leur plaisir. Dans Nosfera2, Noël devient l'exact opposé de tout cela. C'est synonyme de terreur, d'angoisse et de cauchemar devenu réalité. Manx débarque avec, en fond sonore Papa Noël, et on a qu'une envie, c'est de se barrer de l'autre côté de la planète.

Dans Nosfera2 tout marche à merveille. Notre personnage principal, Vic McQueen, est terriblement attachante. Son imperfection la rend accessible au lecteur, la rend crédible, réelle. On a envie que ça se passe bien pour elle. Qu'elle réussisse. Et tout cela rend la lecture haletante. Perturbante à certains moments parce que Nosfera2 est avant tout un roman d'horreur. Et Vic s'en prend plein la gueule. Du début à la fin. Elle et nous par la même occasion. 
Le découpage des "chapitres" joue un rôle essentiel puisque ce ne sont pas vraiment des chapitres mais plutôt des décors. Ce qui immerge encore plus profondément le lecteur dans l'intrigue. On passe d'une scène à l'autre avec une conscience accrue, ce qui permet d'apprécier infiniment plus la variété des paysages et des situations, ainsi que la relation entre les personnages. 
Relations qui sont très bien décrites, très bien menées, et qui permettent d'amener le bouquin jusqu'à cette fin émouvante et très subtile. Fin qui m'a laissé un arrière-goût de larmes et de joies combinées.

En fin de compte, Nosfera2 c'est un peu le genre de livre qui m'a marquée, duquel je me souviendrais pendant de longues années et dont je parlerais avec une affection particulière. Rare sont les romans qui nous font ressentir autant d'émotions, autant d'émerveillement, de bonheur, mais aussi de dégoût, de peur et d'indignation. Nosfera2 est de ce type là.


Bref, thanks to Joe Hill pour ce petit bijou de littérature fantastique. 


Ma note : 

20/20


mercredi 27 août 2014

Zombie Apocalypse Book Tag





Hey mes p'tites licornes du Pôle Sud !

Premier TAG en vidéo sur un sujet que je ne pouvais pas louper.


Règles :


- Choisir 5 livres qu'on a aimé.
- Tirer les livres au sort.

- Ouvrir une page au hasard et prendre le premier personnage qui apparaît. (Deux persos par bouquin)
- Lui attribuer son rôle dans le sens de la liste.

Les Rôles :

1. La première personne à mourir
2. Celui que je sacrifie pour sauver ma vie
3. Celui qui se transforme en zombie en premier
4. Celui qui me sacrifie pour sauver sa vie
5. L'imbécile de l'équipe
6. Le cerveau de l'équipe
7. Le médecin de l'équipe
8. L'expert en armes de l'équipe
9. Le bagarreur de l'équipe
10. Le capitaine de l'équipe


Et voilà mes p'tits choux ! Hésitez pas à me laisser vos liens en commentaire ;) !

dimanche 13 juillet 2014

Nous étions les Hommes - Gilles Legardinier





Quatrième de couverture :

Dans un grand hôpital d'Edimbourg, le docteur Scott Kinross et la généticienne Jenny Cooper travaillent sur la maladie d'Alzheimer. Alors que le mal progresse à un rythme inquiétant, frappant des sujets toujours plus nombreux, toujours plus jeunes, leurs conclusions sont effrayantes : si ce fléau l'emporte, tout ce qui fait de nous des êtres humains disparaîtra. Dans un monde où les intérêts financiers règnent en despotes, c'est le début d'une guerre silencieuse dont Kinross et Cooper ne sont pas les seuls à entrevoir les enjeux. 
Face au plus grand danger que notre espèce ait connu, l'ultime course contre la montre a commencé...


Mon avis :

Waou.

Ca résume assez bien mon sentiment sur ce bouquin.

Nous étions les Hommes envoie du lourd. Du sacrément lourd même. Immersion totale dans un scénario catastrophe sur l'Alzheimer qui fait froid dans le dos. Dès les premières pages on est happé dans l'histoire pour ne plus parvenir à la lâcher. Ce thriller sur fond médical est un petit chef d'œuvre littéraire. Oui, oui. A ce point là. Gilles Legardinier m'a embarqué dans son intrigue aux côtés de ses personnages, il m'a fait rire, il m'a fait peur, mais le mieux dans tout ça : il m'a fait aimé chacune des pages de ce roman.
Il faut dire que cette maladie est déjà terrifiante en soi, alors quand on extrapole son évolution et qu'on la transforme en machine de guerre de Dame Nature, y a de quoi se faire pipi dessus. Toute l'intrigue est centrée sur les affres de l'Alzheimer et ses conséquences sur les malades mais aussi leurs proches. Tout ça sur fond de business pharmaceutique et autres déboires de la société actuelle. Nous étions les Hommes n'est pas qu'un thriller qui a choisi de suivre la voie du fictif teinté de réalité. Non. Ce bouquin pose avant tout de vraies questions face aux problèmes d'une société qui ne pense qu'aux bénéfices souvent au mépris de la santé, de l'autoconservation, de la logique et, surtout du bien commun. En gros, Alzheimer n'est qu'un prétexte pour nous mettre face à nos propres contradictions et nos actes empreints de stupidité, d'égoïsme et d'indifférence la plus totale. Nous étions les Hommes c'est un peu la planète qui se rebelle contre l'être humain, et quand le vilain méchant de l'histoire intervient à grand renforts d'arguments sensés, on se surprend à penser qu'il a raison et qu'après tout, oui, pourquoi pas, laissons crever les humains histoire qu'ils arrêtent de détruire tout ce qu'ils frôlent. La maladie devient donc rapidement le reflet de nos erreurs, de nos manquements et sans passer pour une punition divine (Dieu merci sans mauvais jeu de mots), fait figure de sélection naturelle à laquelle on échappe depuis trop longtemps maintenant.
Gilles Legardinier nous offre en plus deux merveilleux compagnons pour cette lecture : Scott et Jenny. L'un docteur, l'autre généticienne, prêts à dégainer leurs statistiques terrifiantes sur les mutations de la maladie et ses nouveaux symptômes. Ce qui est bien avec ce roman, c'est qu'on est jamais largué au milieu de la masse d'informations médicales, à feuilleter le dico une fois toutes les trois phrases pour essayer de comprendre ce qu'on est entrain de lire. Non, non. Ici tout se passe avec fluidité, et malgré mon statut de profane, j'ai réussi à suivre, à intégrer, ce qui a rendu le tout bien plus agréable il faut le dire. En plus de ça, les personnages secondaires sont tout aussi géniaux que les principaux. On s'attache à eux, on se laisse séduire et, même si le vilain méchant a pas totalement tort, on a envie que ce soit nos petits chéris qui gagnent et finissent heureux.
Les descriptions de la maladie ont de quoi effrayer l'homme le plus aguerri. On assiste pas seulement à la détérioration de l'esprit mais aussi aux crises de violence, à la sauvagerie bestiale des victimes qui ne sont plus que des animaux puisque toute leur humanité s'est évaporée. Purement et simplement. J'ai adoré la mise en relief de certaines "connexions" qui continuent à se faire malgré la perte de toute conscience humaine : un jeune homme atteint de la pire forme de démence de l'Alzheimer, complètement sauvage, qui attaque tout ce qui bouge, tombe en quelque sorte amoureux de son infirmière et pleure quand ils sont séparés. Cela pose une question mais surtout un constat essentiel : on est bien mignon avec notre supériorité humaine mais les animaux sont, sur bien des points, à des milliards de kilomètres au-dessus de nous. Non parce que c'est bien joli d'inventer tous pleins de jolis gadgets censés améliorer nos vies, tout ça pour finir par les utiliser pour tuer nos congénères. Bref. Je m'égare.
En gros, Nous étions les Hommes se retrouve dans mon top 10 des thrillers favoris parce qu'il nous éprouve psychologiquement dans le sens où, quand on referme le livre, on a sacrément honte de l'humanité. Moi qui ai toujours rêvé de naître homme, j'ai revu mon opinion sur le sujet et désormais, je suis certaine de vouloir être un colibri.
Ouais je voulais être une licorne en vrai mais les couleurs pastels me vont mal au teint.

Ce bouquin nous plonge dans une course poursuite contre la montre, contre les méchants, contre les propres démons des personnages et aussi contre nous-mêmes. Les pages se tournent à une vitesse ahurissante, on s'essouffle, on trébuche, on se casse même franchement la gueule à certains moments, et puis on se relève comme par miracle, on tient le coup et on débouche sur un dénouement crédible, parce que c'est une fin ouverte et que, oui, Gilles Legardinier ne pouvait pas réellement prévoir un antidote miracle à l'Alzheimer ou une soudaine remise en question de la part des humains.


Après tout, c'est bien connu, l'homme se prend pour Dieu et Dieu a tous les droits.     



Ma note : 

20/20


Kaïken - Jean-Christophe Grangé






Quatrième de couverture :

Quand le soleil levant devient un soleil noir. Quand le passé devient aussi tranchant qu'une lame nue. Quand le Japon n'est plus un souvenir mais un cauchemar, alors, l'heure du kaïken a sonné.


Mon avis :

Kaïken c'est typiquement le genre de thriller où on plonge dans l'indicible et le pire de la nature humaine. Entre folie et monstruosité, entre échec existentiel et passion obsessive, Grangé arrive encore une fois à chambouler les codes qu'on connaît. Il est vrai que Kaïken est particulier de par son histoire et son écriture, et il est certain qu'il ne plaira pas à tout le monde. Personnellement, ça a été un vrai coup de cœur pour différentes raisons.
Déjà les personnages : une psychologie finement travaillée qui donne une réelle crédibilité aux personnages, des rôles bien définis qui ne tombent jamais dans la caricature, un antihéros qu'on aime et déteste tout à la fois, des personnages secondaires essentiels à l'évolution de l'histoire et, surtout, le parallèle entre deux cultures diamétralement opposées qui donne un sens particulier aux caractères et interactions.
La plume, elle, est définitivement celle du Grangé que j'aime depuis toujours : fluide, acérée, parfois brutale même mais empreinte d'une subtilité que je n'ai trouvé nulle part ailleurs. L'histoire ne plaira peut-être pas à tout le monde, certes, mais l'auteur est un maître dans son art, et son écriture me l'a prouvé une fois encore dans ce roman.
Et l'histoire d'ailleurs est aussi originale que dérangeante. Plusieurs intrigues qui sont toutes reliées entre elles par un fil conducteur commun : l'Accoucheur. Vrai méchant de thriller, psychopathe bien senti et qui a la particularité d'être hermaphrodite. Oui, oui. Vous ne rêvez pas. Du coup, l'aspect psychologique n'en est que plus renforcé, on patauge dans la folie de ce criminel et on s'embourbe dans ses délires fantasmagoriques. En gros, l'Accoucheur c'est un peu la mise en bouche d'une histoire qui met en évidence les mensonges et les faux semblants, la solitude et la terreur...Bref, autant d'émotions négatives qu'on se prend en pleine figure avec plus ou moins de force. C'est ce que j'ai adoré dans Kaïken : on trébuche sans jamais vraiment parvenir à se relever et on tourne les pages en attendant le K.O.
La vraie surprise de ce roman réside dans la mise en parallèle de la culture japonaise et française. On ne pouvait pas trouver plus différent et pourtant, Grangé lie ces deux cultures au travers de son personnages principal, Olivier Passan. Olivier qui idolâtre le Japon de façon presque effrayante parfois et qui, quoi qu'il fasse et qu'il pense, n'y comprend pas grand-chose. Olivier qui adore les principes du Japon ancestral, de ses samouraïs et leurs suicides pour l'honneur et qui n'accepte pas l'antagonisme de sa femme pour son pays d'origine. Là encore, j'ai adoré cette facette de l'histoire puisque on remarque assez rapidement que Passan n'a pas vraiment la tête sur les épaules. Il oubli qu'au Japon, la plupart des gens essayent de se défaire de cette culture qui les oppressent, que là-bas, la peur d'humilier sa famille pousse des enfants à se suicider et que les idéaux qui le font vibrer, ne sont plus tellement d'actualité. Passan est son obsession pour le Japon et sa loyauté envers la France. Un mélange qui aurait pu être détonnant s'il n'était pas aussi subtilement mené.
Grangé fait vivre ces deux cultures côte à côte tout au long du livre et happe son lecteur dans un univers qui parait irréel tant les disparités sont nombreuses et puissantes. L'histoire de l'Accoucheur devient donc vite un prétexte pour isoler les personnages dans leur propre petite bulle existentielle malsaine et les relations explosent, se ternissent, comme pour rappeler qu'aucun des personnages ne peut échapper à ses démons et à son égoïsme.


Encore une fois, Jean-Christophe Grangé parvient à dépeindre des personnages imparfaits, coincés dans une vision du monde altérée ou carrément limitée et dont les réactions nous dégoûtent autant qu'elles nous parlent. Kaïken n'échappe pas à la règle : l'auteur n'a pas besoin d'utiliser les monstres de nos pires cauchemars pour écrire un thriller magnifique, les humains sont les pires croque-mitaine qui soient.



Ma note : 

18/20



mercredi 25 juin 2014

La Maison de Fer - John Hart





Quatrième de couverture :

À dix ans, Michael n’a jamais connu d’autre foyer que son sinistre orphelinat. Mais lorsque son jeune frère Julian tue l’un des enfants qui le martyrise, il décide d’endosser le crime pour le protéger et s’enfuit à New York. Vingt ans plus tard, de retour dans la région afin de retrouver son frère, Michael découvre que le lieu du drame d’autrefois cache bien d’autres secrets, remontant jusqu’à leur naissance...


Mon avis :

Un thriller tel que je les adore ! Du suspens, de l'action, une intrigue palpitante et une plume enchanteresse. John Hart est bon dans ce qu'il fait, il n'y a pas de doutes.

On suit donc Michael, personnage principal complexe menant une double-vie et qui est hanté par son passé. J'ai adoré ce personnage qui oscille constamment entre le Bien qui est tout nouveau pour lui et le Mal auquel il a toujours été habitué. Michael est typiquement le genre d'âme perdue qu'on croise dans les thrillers mais le talent de John Hart c'est sa capacité à ne pas tomber dans les clichés et les histoires vues, revues et périmées. Ses personnages peuvent paraître caricaturaux mais correspondent parfaitement à l'intrigue de ce bouquin. A l'image de Jimmy qui est un sadique de première et qui pourrait faire rire s'il n'était pas si essentiel à l'histoire ou le sénateur qui est le politicien véreux par excellence. J'ai aussi beaucoup aimé le personnage d'Elena qui ancre Michael dans cette nouvelle vie qu'il s'efforce de construire. Leur histoire d'amour est d'un réalisme presque effrayant et Elena y est pour beaucoup. Son rôle dans l'intrigue n'a rien d'excessivement original mais il permet de mettre en relief la double-vie de Michael et cette histoire d'amour qui le transcende complètement. Et quelle histoire ! Okay, ça peut paraître un peu cul-cul la praline par moments, mais vu l'atmosphère morbide à souhait de ce livre, je dirais presque qu'on en a besoin pour souffler un coup.
En gros, John Hart revisite les bases du thriller et emporte son lecteur dans les tréfonds de la psychologie humaine (mais genre la psychologie bien glauque hein, comme un Tea Time avec Hannibal Lecter). Du coup on est un peu ballotté tout au long de la lecture, à se demander ce qu'il se passe, qui est vraiment le coupable et quel est le vrai passé des personnages. J'ai trouvé l'ambiance de ce livre sombre mais d'un style qui oscille entre l'esthétique d'une série B et celui d'un film à la Sin City. Les couleurs jouent un rôle important puisque tout paraît fade, monochrome : les paysages et les personnages notamment sauf au moment des descriptions de meurtres et quelques passages en rapport avec Elena. Ce bouquin c'est donc un peu le manuel du criminel en 10 étapes.
A côté de ça, et de la ligne conductrice de l'histoire, on a le droit aux différentes intrigues qui entourent les personnages et leur passé. Honnêtement, j'ai été bluffé par la capacité de John Hart à faire resurgir certains éléments clés à la toute dernière minute, quand on pense qu'on est enfin à l'abri. Parce que le point fort de ce livre c'est qu'il n'y a pas de temps mort. Tout va vite puisque Michael est pressé, tout s'enchaîne pour qu'on évite de réfléchir à deux fois aux hypothèses qu'on a échafaudé...En fin de compte, on devient aussi pressé que Michael et on tourne les pages aussi vite que possible.
John Hart écrit aussi sur un thème qui me touche : l'enfance. Bon, okay, quand on aime pas les enfants, ça aide de lire des trucs glauques sur ce thème mais tout de même. L'auteur parvient à nous montrer à quel point les enfants c'est pas franchement mieux que les adultes. Sans éducation, sans limite, ils deviennent vite des sadiques et des sociopathes qui bouffent leurs petits camarades au goûter. En gros, dans les livres de John Hart, les enfants n'ont rien de pur et innocent comme on tente de nous le faire croire. Non. Les gosses c'est comme les animaux : c'est la loi du plus fort et ça n'hésite pas à commettre les actes les plus ignobles si ça leur permet de s'amuser un petit peu. Okay, là encore on pourra me dire que c'est du déjà vu, mais pour moi le véritable talent n'est pas d'écrire un truc original avec du neuf mais de parvenir à faire du vieux de façon originale. Après tout quand on a un cocktail de base qui marche, pourquoi aller chercher ailleurs ?


En bref, un bouquin que je recommande vivement pour son esthétique, son intrigue et surtout la plume de John Hart. Ca n'a pas été un coup de cœur, certes, mais ce livre m'a conforté dans mon amour pour l'auteur.



Ma note :

16/20

dimanche 8 juin 2014

Liebster Award




J'ai été taguée par ma popinette Oukouloumougnou à qui je lèche la joue joyeusement pour la remercier. 



Voici la marche à suivre :
1) Poster les règles
2) Écrire 11 choses sur soi
3) Répondre aux 11 questions posées par son tagueur
4) Rédiger 11 questions soi-même
5) Choisir 11 personnes à taguer et mettre leur lien
6) Les prévenir


Les 11 choses à propos de moi :

1) Je suis incapable de regarder un film gore sans avoir envie de manger.
2) Au soleil, mes yeux deviennent jaunes et je vis très mal le fait qu'Edward Cullen m'ait piqué une caractéristique aussi cool.
3) J'adore faire semblant que ma chienne est Simba pour chanter Le Cycle de la Vie.
4) J'ai une addiction terrible pour les baskets et les jeans, tout en détestant allègrement faire du shopping.
5) Jusqu'à ma naissance, mes parents ne connaissaient pas mon sexe et je suis convaincue d'être psychologiquement hermaphrodite à cause de ça.
6) Mes amis savent que si une Apocalypse de zombies nous tombait sur le coin du nez, ils peuvent venir chez moi parce que je saurais les défendre avec une cuillère à soupe et un balai Swiffer.
7) J'ai une tendance quasi malsaine à attirer les personnes âgées qui adorent raconter leurs vies et parler pour rien dire. Cette même tendance s'applique aussi aux écureuils qui m'accompagnent régulièrement jusqu'au tram sans aucune raison apparente.
8) Oukouloumougnou est Dieu et je suis Satan. Et oui, on est potes.
9) Quand j'étais petite, j'ai appelé un de mes poissons Hannibal et il a transformé ses compagnons en sushis au bout du troisième jour. 
10) Au téléphone, on m'appelle régulièrement "Monsieur" et ce, depuis mes 10 ans.
11) Je déteste Claude François.



Les questions d'Oukouloumougnou :

1) Quel est l'auteur que tu détestes le plus ?
Je ne déteste personne cela dit l'auteur que j'aime le moins c'est Marc Levy.




2) Quel est le livre que tu as le moins aimé ?
Sans hésitation, et Oukouloumougnou me comprendra certainement : Illusions Perdues de Balzac. C'est le premier livre qui m'a donné envie de me jeter contre les murs de ma maison pour tenter de me suicider.




3) As-tu toujours aimé la lecture ?
Oh oui ! Avec une mère comme la mienne, je n'avais pas vraiment le choix non plus. J'avais le droit à une histoire tous les soirs et quand j'ai appris à lire, ma mère était obligée de venir vérifier que je ne le faisais pas toute la nuit.




4) Combien de livres lis-tu en une semaine ?
Ça dépend. Ça peut aller de 0 à mon record suprême 10. Mais en moyenne, ces derniers temps, je dirais deux.


5) Un livre qui t'a laissé particulièrement perplexe ?
Stupeurs et Tremblements d'Amélie Nothomb. Je pense que c'est typiquement le genre d'auteur qu'on aime ou non, et dans mon cas, c'est clairement non.



6) Quel est ton dernier coup de coeur ?
Le tome 3 de Zombie Story de David Wellington. Je l'ai tellement kiffé que je rêve régulièrement que je tue des zombies à coups de batte de Baseball. Qui a dit que j'étais bizarre ?



7) As-tu déjà lu un livre avec des tranches d'ananas partout sur le corps ? Si non, comptes-tu le faire ?
Non, mais c'est une idée que je garde dans un coin de ma tête !



8) Quel est ton livre préféré ?
La question qui tue. Je ne peux pas vraiment me décider mais je dirais que ceux que j'ai le plus lu c'est la saga La Quête d'Ewilan/Les Mondes d'Ewilan de Pierre Bottero. En tout, il y en a 6. Quand je dis que je ne peux pas me décider...    




9) As-tu déjà préféré l'adaptation cinématographique d'un livre plutôt que celui-ci ?
Absolument ! Le Seigneur des Anneaux qui m'a posé énormément de problèmes durant la lecture et qui est, à mon humble avis, l'adaptation cinématographique la plus réussie encore aujourd'hui. J'avais adoré les livres mais trop de détails tuent le détail.



10) D'autres passions ?
Alors, les animaux, l'écriture, le café, les licornes, les gens qui se cassent la gueule à cause du verglas, le roller et le sport en général. Sans oublier : danser nue en passant l'aspirateur. 



11) Pourquoi ce pseudonyme ?
Je suis fan de Xena la princesse guerrière et c'est un de mes nombreux surnoms. Et je n'ai aucune inspiration pour les noms de blogs en règle générale et ça me paraissait plus sympa que Serial Pikachu.






Mes questions : 

1) Quel est ton style littéraire de prédilection ?
2) Quel est ton personnage préféré ?
3) Quel est le livre qui t'as le plus fait pleurer ?
4) Quel est l'univers dans lequel tu aimerais vivre ?
5) As-tu déjà détesté le style d'un auteur ?
6) Pourquoi avoir fait un blog ?
7) Qu'est-ce qui te fais acheter un livre ?
8) Cite les trois raisons qui te font aimer la lecture.
9) Plutôt grand format ou poche ?
10) Est-ce que tu lis avec ou sans musique ?
11) Est-ce qu'il t'es déjà arrivé de ne pas dormir pour finir un bouquin ?




Et je ne taguerais pas 11 personnes mais juste celles-ci : 

Ma choupette Sarah

Si le cœur vous en dit, à vos claviers !